Texte Libre

Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 20:00
 

Julie de la Brosse

    La dernière en date, la pub du Cantal, a provoqué un véritable tollé au sein du collectif les "Chiennes de garde". Même la secrétaire du PCF, Marie Georges Buffet, a demandé son interdiction. Retour en images sur ces pubs accusées de dégradées l'image de la femme.

    La pub du cantal : "Oublier le cantal ça peut-être fatal"

    Lancée au début du mois d'octobre, la nouvelle campagne publicitaire du Cantal n'est décidément pas au goût de tout le monde. Avec pour slogan "Oublier le Cantal, ça peut être fatal", la publicité raconte les mésaventures de "Chantal", jeune mariée, qui parce qu'elle oublie le Cantal (le jour de son mariage ou de son départ en vacances), se voit abandonnée par son compagnon. Une idée qui n'a guère séduit "La meute des Chiennes de garde". Ce lundi, c'est Marie-George Buffet qui leur a emboîté le pas. La secrétaire nationale du Parti Communiste a envoyé une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, demandant, elle aussi, le retrait de la publicité.

     

    La foire de Paris : "Vous pensez toujours que l'on n'y trouve que du saucisson ?"

    C'est l'une des autres affiches qui a fait polémique durant l'année 2009. Il faut dire que le message est plutôt surprenant. A la foire de Paris, on ne trouve pas que du saucisson, mais des femmes en tailleur chic, et au rouge à lèvre sensuel.

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Sixt : "Oui, nous louons aussi aux femmes"

    Se moquer du sexisme est-il du sexisme ? Avec cette pub provocatrice, le loueur de voiture met en scène le célèbre dicton : "femme au volant, mort au tournant". 

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Surcouf : "Résisterez-vous à autant d'@vantages ?"

    C'est l'un des rares succès du collectif féministe. En octobre 2008, le magasin de l'avenue Daumesnil retire de ses vitrines des visuels particulièrement sexistes qui avaient provoqué la fureur de l'association. Les chiennes de garde avaient diffusé une lettre ouverte à Yves Lagier, le PDG de Surcouf, lui demandant de retirer ces images offensantes pour les femmes.

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Reporters sans frontières : "Franchement elle l'a cherché"

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Reporters sans frontières accusé de sexisme, cela peut surprendre. Mais les féministes, et particulièrement les « Chiennes de garde » n'ont pas apprécié le visuel jugé écoeurant et dangereux, comme promouvant la violence à l'égard des femmes.

    La pub Lavazza : "The Italian espresso experience"

    Véritable symbole de sensualité et de volupté, le café Lavazza a frappé fort avec une publicité mettant en scène une jeune femme à quatre pattes, version louve mère de Rémus et Romulus. Cette publicité a également reçu un prix dans la catégorie "nudité sans rapport avec le produit"

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Sloggi : "EN PROMO"

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Elle a reçu le premier prix de la publicité sexiste 2009 décerné par... les "Chiennes de gardes". Rien de très étonnant pour la marque Sloggi, habituée de ces types de récompenses.Classée premier dans la catégorie "violence, pornographie et appel à la prostitution" avec sa publicité d'un arrière-train féminin habillé Sloggi auquel a été rajouté l'accroche "EN PROMO". La campagne signée Publicis Koufra a même fait l'objet d'une plainte fin 2008 et a été jugée par le jury de déontologie publicitaire. Sans suite...

    Orangina light: "Naturellement légère"

    De vraies langues de ***: les femmes sont dans cette pub, les meilleures amies des hyènes, superficielles et plutôt odieuses. Le plus surprenant, le produit, Orangina light, leur est directement destiné. 

    Babette : Je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole"

    Petit retour en arrière. Car l'histoire a fait du bruit en 2001. La publicité pour crème fraîche fait alors scandale. Le slogan « Je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole », largement étalé sur le tablier d'une cuisinière plutôt sexy, fait hurler le collectif qui entend lutter contre « la misogynie ambiante ». La campagne n'a pas été stoppé pour autant. Quelques semaines plus tard, la marque de crème fraîche renchérit avec un nouveau tablier qui cette fois-ci affiche sans complexe : « Babette, j'en fais ce que je veux ». 

    Ces pubs qui font hurler les féministes

    Et pour se faire une idée plus précise du sexisme latent dans la publicité...

    Par Julie de la Brosse - Publié dans : Communication - Médias - Internet
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